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Février 2012 : Lancement de l'enquête du Conseil supérieur de l'adoption

Une grande enquête sur l’adoption nationale et internationale en France démarre en février 2012.

A la demande du Conseil supérieur de l'adoption (CSA), un groupe d’experts réunissant des représentants des familles adoptives, des organismes autorisés pour l'adoption (OAA) et de l’Agence française de l'adoption (AFA), des Conseils généraux et des Consultations Adoption a travaillé pendant plus d’un an sur ce projet avec l’appui de la Direction générale de la Cohésion sociale (DGCS) et du Service de l'Adoption internationale (SAI). EFA y était représenté par sa Vice-Présidente « Santé-Vie de l’enfant », le docteur Odile Baubin.

Suite à un appel d’offre, c’est le Centre Régional pour l'Enfance, l'Adolescence et les Adultes Handicapés et Inadaptés de Picardie (CREAI) qui a été retenu pour réaliser cette enquête et plus précisément son « Département d’Etudes, de Recherches et d’Observation » avec Juliette Halifax, déjà connue pour d’autres travaux dans le domaine de l’adoption.

Ce sont ainsi 1400 questionnaires qui sont envoyés à des familles ayant accueilli un enfant en 2005, 2008 ou 2010. Les coordonnées des parents ont été fournies par les Conseils généraux pour l’adoption nationale et par le SAI pour l’adoption internationale, et un panel a été sélectionné selon les règles habituelles d’échantillonnage pour être représentatif, en tenant compte de données telles que l’âge et l’origine de l’enfant, le lieu d’habitation et le milieu socioprofessionnel des parents, etc… Les réponses au questionnaire seront anonymes puisque les éléments identifiants ne sont présents que sur la lettre d’accompagnement qui ne sera pas transmise à l'équipe conduisant l'enquête. Le questionnaire et l’ensemble de la procédure ont d’ailleurs reçu la validation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

Il s’agit de la première enquête de cette envergure en Europe dont l’objectif est de dresser un tableau objectif du profil des enfants adoptés, de leur intégration, des difficultés rencontrées par les familles, des ressources qu’elles ont mobilisées et des soutiens qu’elles ont trouvés — ou pas, de façon à adapter les dispositifs existants et à améliorer l’accompagnement. C’est une occasion unique de s’appuyer sur une étude scientifique pour étayer les recommandations et préconisations récurrentes sur la préparation et l’accompagnement des familles.

EFA participera à l’analyse et aux publications qui pourront découler de ce travail. Nous vous engageons donc à participer à cette enquête si vous avez été sélectionné et restons à votre disposition pour répondre à vos questions.




Janvier-février 2010: Conseils pour l'arrivée de l'enfant après le séisme en Haïti

Très important: outre les indications ci-dessous, consulter la rubrique créée spécialement et régulièrement complétée et actualisée, sur l'arrivée des enfants en provenance de Haïti

Fiche de conseils sanitaires avec quelques préconisations


22/01/10
Les premiers enfants évacués d’Haiti dans le cadre des procédures d’adoption vont commencer à arriver sur le territoire français et dans leur famille. Le contexte dans lequel ils sont évacués  et ce qu’ils ont vécus ces derniers jours les rend particulièrement vulnérables. A ce titre, ils nécessiteront une prise en charge médicale adaptée, non seulement pour les lésions physiques visibles mais parce que leur histoire les prédispose à d’autres dangers.

De tous temps, les enfants arrivant d’Haiti dans le cadre de l’adoption internationale, souffrent majoritairement de malnutrition. S’agissant des enfants qui vont être évacués à la suite du séisme, à cette malnutrition chronique s’ajoutera très probablement une dénutrition ces derniers jours, avec des périodes de deshydratation.  Leur prise en charge médicale doit prendre en compte cette fragilisation qui rend la renutrition plus délicate, et  ne peut se faire qu’avec un suivi médical rapproché. En effet les risques  de séquelles et de déséquilibres sont importants: déséquilibre intestinal avec diarrhées chroniques qui aggravent la malnutrition, problème rénaux en cas d’apport hydrique trop important et mal contrôlé, lésions cérébrales lors des oscillations importantes de l’état d’hydratation. Sans compter les pathologies infectieuses qui pourraient se déclarer dès l’arrivée et compliquer le tableau.

A cela s’ajouteront inévitablement les conséquences psychologiques du double traumatisme que constituent  le séisme et ses conséquences locales d’une part, et le départ précipité sans la préparation habituelle d’autre part.

Habituellement, il est possible de prendre le temps, de permettre à l’enfant de découvrir son environnement avant de consulter. Dans le cas des enfants qui arrivent suite au séisme, nous vous recommandons très fortement de prendre contact avec un médecin rapidement, idéalement dans la semaine. Une hospitalisation d’un jour ou deux peut être nécessaire pour guider la reprise d’une alimentation normale: elle nécessitera votre présence aux côtés de l’enfant. Les consultations adoption (dites COCA), qui sont intégrées à un service de pédiatrie, sont tout à fait compétentes pour prendre en charge ces enfants, tant sur le plan organique que psychologique. D’autre part, grâce à leur connaissance de la filiation adoptive, ils pourront apporter aussi un soutien aux parents et à la fratrie, qui après des jours d’angoisse, vont devoir construire une relation sereine, basée sur l’amour et non sur un sentiment de "sauveur". Les COCA ont été sensibilisées à cette éventualité et sauront vous accueillir rapidement.

Dans l’attente de cette consultation, quelques préconisations:
- fractionner les apports liquides et solides

  • réhydrater par petites quantités (lait demi-écrémé, eau minérale, jus de fruits)
  • proposer jusqu’à dix collations par jour en limitant chaque fois les quantités et en luttant contre la boulimie naturelle de ces enfants qui ont souffert de la faim

- éviter une alimentation trop riche

  • privilégier les sucres lents (bouillies, farines, féculents)
  • éviter le lait entier, les graisses


N’hésitez pas à poser vos questions sur l’adresse dédiée: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Elles seront transmises à l’équipe santé qui vous répondra dans les meilleurs délais.




5 novembre 2009 : Épidémie de diphtérie en Haïti

Une épidémie de diphtérie est signalée en Haïti ; elle concerne les régions de Cap Haïtien, Gonaïves et Port au Prince.
La diphtérie est une maladie infectieuse qui se présente comme une angine dont la caractéristique est d’être asphyxiante, en raison de la prolifération de fausses membranes dans la gorge qui obstruent le passage de l’air. C’est le « croup » d’avant guerre.

La vaccination anti-diphtérique fait partie des vaccinations obligatoires dans le monde entier. Mais du fait d’une moindre vigilance à son égard, de lobbies anti-vaccins, de populations nomades mal suivies et de rappels pas toujours faits dans les temps, on voit réapparaître quelques cas de diphtérie en France. Elle se soigne facilement grâce aux antibiotiques et le risque majeur est plutôt de passer à côté du diagnostic. En effet, depuis la vaccination dont l’obligation en France date de 1938, elle avait pratiquement disparue et seuls les médecins qui exerçaient à cette période (ils ne doivent plus être nombreux !) gardent le souvenir des signes évocateurs qui mènent au diagnostic.

Si vous êtes amenés à vous rendre en Haïti, vérifiez donc vos vaccinations plutôt deux fois qu’une. Et si votre enfant est arrivé récemment d’une de ces régions, n’oubliez pas son rappel ; et surtout, en cas d’angine inhabituelle, pensez à prévenir votre médecin de cette hypothèse.
Des campagnes de vaccination ont été relancées par l’OMS, mais dans ce pays où l’état nutritionnel des enfants est précaire, on conçoit qu’une telle épidémie soit responsable d’une mortalité importante.
Dr Odile BAUBIN , Vice-présidente Santé et Vie de l’enfant d’Enfance & Familles d’Adoption

Pour en savoir plus : http://www.invs.sante.fr/international/bhi/bhi_041109.pdf


7 Juin 2009 : Poliomyélite en Afrique

La poliomyélite est une maladie virale qui a pratiquement disparue dans les pays industrialisés grâce à la vaccination. Elle demeure cependant largement présente dans les zones plus défavorisées et notamment en Afrique où elle a tendance à s'étendre malgré les programmes de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) qui visaient à la faire disparaître du globe.
Du Nigéria où elle est endémique (présente en permanence à un haut niveau d'épidémie), l'épidémie s'étend en Afrique de l'Ouest (Guinée, Bénin, Niger, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Togo) et gagne l'Afrique de l'Est (Kenya, Ouganda, Soudan).

Certains de ces pays sont aussi des pays d'origine en adoption internationale. Aussi il n'est pas inutile de rappeler certaines règles de prudence élémentaire si vous êtes amenés à vous rendre dans ces régions.
Avant de partir, il est indispensable de vérifier la validité de vos vaccinations : si celles de vos enfants sont en général à jour (la vaccination est obligatoire et fait partie du "pack vaccinal" des premiers mois et des rappels dans l'enfance), celles des parents sont moins souvent vérifiées, d'autant que, hormis pour certaines professions, les rappels ne sont plus obligatoires après l’âge de 35 ans.

En ce qui concerne les enfants en situation d'adoption, ils sont normalement bien vaccinés. Mais compte tenu de l'épidémie, il n'est pas impossible que de plus en plus d'enfants porteurs de séquelles de poliomyélite soient proposés à l'adoption.

Sources :
Institut de veille sanitaire (INVS) - site : http://www.invs.sante.fr/
Bulletin hebdomadaire international n°192 semaine du 20 au 26 mai 2009

Organisation mondiale de la santé (OMS) - site : http://www.who.int/fr/
Fiche santé sur la poliomyélite

Lire aussi La poliomyélite chez l’enfant




30 décembre 2008 : Togo – Épidémie de choléra

Le Togo est confronté à une épidémie de choléra qui semble sous contrôle. Elle aurait touché 300 personnes et fait 3 morts, essentiellement dans la capitale.
La section consulaire de Lomé invite instamment les candidats désireux de participer à des chantiers jeunes pendant l’été, à prendre le maximum d’informations, au delà de celles éventuellement données par une ONG française, auprès de l’ONG togolaise.

Source Ministère des Affaires étrangères


29 décembre 2008 : Brésil – Plusieurs cas de fièvre jaune

Plusieurs cas de fièvre jaune ont été rapportés ces dernières semaines dans l’État de Goias ainsi que dans le district de Brasilia. La vaccination est donc indispensable avant tout déplacement dans ces régions. Cette vaccination reste par ailleurs conseillée aux voyageurs souhaitant se rendre en Amazonie ainsi que dans les Etats du nord du Brésil, dans le Minas Gerais et Rio de Janeiro.
Source Ministère des Affaires étrangères


11 octobre 2008 : Chine – Lait contenant de la mélanine

L’atteinte de nombreux enfants en Chine, intoxiqués par du lait contenant de la mélamine, soulève légitimement des inquiétudes dans le monde de l’adoption. Qu’en est-il pour nos enfants venus de Chine ou à venir ? quels risques ? quelles précautions ?
Bien que les informations sanitaires qui nous parviennent de Chine soient succinctes, l’étude des recommandations des instances sanitaires françaises, permet de dégager quelques informations et recommandations.
La mélamine s’élimine par le rein où elle a la particularité de cristalliser, entrainant des calculs urinaires, et une insuffisance rénale aigüe, pouvant être responsable de décès notamment chez le très jeune enfant. L’intensité des signes est liée aux doses absorbées en fonction du poids, c’est la raison pour laquelle les plus touchés sont les nourrissons dont l’alimentation est exclusivement lactée ; 80 % des enfants atteints ont moins de 2 ans, et plus de 90 % moins de 3 ans.
La contamination peut se faire par l’absorption de produits laitiers (laits infantiles et préparations lactées), mais aussi de biscuits ou bonbons contenant du lait. Il ne semble pas y avoir d’effet à long terme, et une fois la source de contamination stoppée et en l’absence de signe, le danger est écarté.
On peut donc penser que les enfants nés en Chine et arrivés en France (ou en Europe) depuis plusieurs mois sans aucun signe urinaire, ne présentent aucun risque d’atteinte. Pour les enfants récemment arrivés, spécialement les nourrissons dont l’alimentation était essentiellement lactée, il est souhaitable d’ajouter au bilan d’arrivée, une étude de la fonction rénale (urée, créatinine suffisent). Les calculs urinaires sont douloureux et parfois responsables d’infections urinaires ; ils ne passent pas inaperçus, inutile de les chercher s’il n’y a pas de signe clinique.
Un protocole de déclaration de pathologies susceptibles d’être lié à une intoxication par la mélamine, a été mise en place par les autorités sanitaires qui, à ce jour, n’ont eu connaissance d’aucun cas en France.
Nous n’avons pour notre part, aucune information sur des localisations géographiques particulières, ni sur des orphelinats plus susceptibles d’être concernés que d’autres.

Produits alimentaires d’origine chinoise contaminés par de la mélamine – Article du site de l’institut de veille sanitaire


Dr Odile BAUBIN
Vice présidente Santé – Vie de l’enfant d’Enfance & Familles d’Adoption
 
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Accueil n°162 - mars 2012
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