Adopter en ne vivant pas ensemble

Vos témoignages d'adoption, heureux ou malheureux, d'adoptant ou d'adopté.

Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar NATH ET SEB » Dim 12 Mar 2017 22:25

Bonsoir à tous,
Avec mon compagnon, nous voulons adopter, mais, nous ne savons pas où nous allons, et vous êtes notre premier contact. Nous avons besoin de vos avis, conseils, et expériences.
Je vais vous raconter notre histoire. Nous nous sommes connu, il y a 2 ans, du à nos vies respectives dans le passé, nous n'avons pas eu d'enfant.
Nous voulons adopter un enfant (peu importe ses origines) au minimum de 5ans. Nous ne voulons pas d'enfant en bas age. Mon compagnon (Sèb), a 42 ans, et moi (Nath), 45 ans. Sachant que la procédure sera très longue, nous ne voulons pas que notre enfant est des parents trop "vieux".
Nous ne vivons pas ensemble. Nous vivons à 50 kms l'un de l'autre. Cette situation nous l'avons choisi. Si nous vivions ensemble, notre histoire serait voué à l'échec ( caractère, notre passé de céliba). On se voit le week-end pour vivre notre histoire pleinement. Nous avons trouvé notre équilibre.
Nous ne voulons pas changer cette situation pour adopter. Dans certains couple, l'un part le dimanche soir, et rentre le vendredi soir, cela ressemble un peu à notre vie de couple.
Je passerais les week-ends chez mon compagnon, et lui viendrait les mardis, et jeudis soir de chaque semaine chez moi.
Questions :
- Avez-vous un site d'adoption a nous conseiller ?
- A qui devons nous nous adresser pour faire cette demande, et connaitre les démarches à suivre.
Voilà vous connaissez notre histoire, et notre projet de vie.
Nous sommes preneurs de tout avis, expériences, et réponses. Vous devez vous doutez que beaucoup de questions partent dans tout les sens dans nos têtes.
Nous tenons à remercier, par avance, toutes les personnes qui s'intéresseront à notre projet, et qui nous aideront à pouvoir adopter notre enfant.
Bonne soirée à tous, et à bientôt pour de nouvelles questions (car il y en aura d'autres, nous pensons).
NATH ET SEB
 

Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar Delphine » Lun 13 Mar 2017 11:26

Bonjour,

je vous conseille les deux sites suivants, pour débuter :
http://adoptionefa.org/
http://www.adoption.gouv.fr/



Concernant votre situation...

Tout d'abord, d'un point de vue pratique : comme vous n'êtes pas mariés, vous ne pourrez pas adopter en tant que couple. Seul l'un d'entre vous pourra faire la démarche, en tant que célibataire, et l'autre n'aura aucun lien juridique avec l'enfant.
En tant que femme célibataire de 45 ans, il faudrait un projet assez ouvert pour avoir une chance d'aboutir, c'est à dire désirer adopter un enfant d'au moins 6-7 ans, ou présentant un problème de santé ou une malformation physique, par exemple. Si c'est Sèb qui voulait faire la démarche, ce serait encore plus compliqué car très peu de pays acceptent les célibataires hommes.
Est-ce que vous aviez déjà une idée de l'enfant que vous rêveriez d'adopter ? Un petit, un grand ? De quelle origine ? (France ou étranger ? préférence de continent ?)

Ensuite, d'un point de vue plus "psy" : les enfants adoptés ont par définition un passé compliqué, fait de ruptures (notamment, bien sûr, l'abandon ou le retrait à leurs parents biologiques), parfois de périodes de négligence affective (vie en institution), d'insécurité concernant leur survie (mes filles ont failli mourir en bas-âge, cela laisse des traces) et ont rarement connu des limites éducatives correspondant à leurs besoins, nécessaires pour se sentir en sécurité physique et affective.
A leur arrivée, ces enfants ont besoin, avant tout, de la plus grande stabilité possible pour prendre leurs repères. J'ai bien peur que votre situation de couple ne soit pas vue comme idéale pour permettre à un enfant de trouver la stabilité familiale dont il a besoin... même si c'est votre équilibre à vous, en tant que couple. Mais je suis loin d'avoir tous les éléments en main, et surtout, je ne suis pas celle qui évaluera votre capacité à adopter !
Qui ne tente rien n'a rien : vous pouvez toujours entamer la démarche, en choisissant qui parmi vous deux la fera officiellement ; mais peut-être que l'autre pourra tout de même assister à la réunion d'information... et sans doute qu'il sera entendu lors des enquêtes psychologique et sociale...

Les démarches à faire :
- prendre contact avec le Service Adoption de votre département (au sein de l'Aide Sociale à l'Enfance) : passez d'abord un coup de fil, pour savoir s'il faut nécessairement commencer par un courrier (dans certains départements, un coup de fil suffit pour pouvoir assister à la réunion d'information)
- réunion d'information, ou parfois rdv individuel avec le responsable du Service Adoption
- dossier à constituer : motivation, certificat médical, attestations de revenus, détail de la situation familiale...
- une fois le dossier reçu par l'ASE, le délai des 9 mois commence. Délai pas toujours respecté... Vous êtes dans quel département ?
- enquêtes psychologique et sociale : généralement entre 2 et 5 entretiens avec chaque interlocuteur (psychologue et travailleur social), d'une durée de 2 heures. Vous y aborderez vos enfances respectives et vos vies avant votre rencontre, vos relations avec vos familles, la naissance de ce désir de parentalité et pourquoi l'orientation vers l'adoption, puis l'adoption proprement dite : l'idée est de montrer qu'on a bien conscience que devenir parents par l'adoption ne doit pas se calquer sur la parentalité biologique, que les besoins des enfants ne sont pas les mêmes, que les risques ne sont pas les mêmes... Je peux vous conseiller des lectures sur le sujet, à mon avis indispensables avant d'affronter les évaluations, surtout si on a un projet orienté vers un enfant potentiellement encore plus blessé qu'un autre (enfant grand ou à particularité)
- ces évaluations débouchent sur des rapports, qu'il faut absolument aller lire : pour corriger les erreurs matérielles (orthographe etc), et pour stopper la procédure si les rapports sont défavorables (il est possible de recommencer les évaluations une deuxième fois, avec d'autres professionnels)
- commission d'agrément : les membres de la commission d'agrément étudient les rapports et émettent un avis, favorable ou défavorable.
- l'agrément est finalement accordé par le président du Conseil Départemental, qui suit l'avis de la commission d'agrément. Si l'agrément est refusé, il y a des moyens de recours (mais un agrément obtenu sur recours est très bloquant), sinon une nouvelle demande pourra être déposée après 30 mois.

Bonne réflexion...
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Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar Delphine » Lun 13 Mar 2017 11:33

Une précision supplémentaire : dans certains départements, le taux de refus est très bas et tous les profils sont acceptés volontiers : couples hétéro et homo et célibataires, quels que soient leurs âges... Mais dans d'autres départements, les refus d'agrément sont beaucoup plus courants, surtout pour les profils "pas idéaux" : célibataires, couples homos, couples ayant déjà des enfants...

Je vous conseille de vous rapprocher de l'association EFA de votre département pour avoir quelques infos, pour savoir dès à présent comment pourra être perçue votre "situation particulière" auprès de l'ASE.
adoptionefa.org / l'association de votre département
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Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar chrischris » Lun 13 Mar 2017 13:06

Bonjour

Delphine vous a tout bien expliqué.

Comme elle le dit, certains départements ont un très faible taux de refus d'agrément. Mais cela revient à nier que la plupart des couples dont le profil et le projet ne sont pas en adéquation avec la réalité actuelle de l'adoption ne verront pas leur projet aboutir...

Il faut également savoir que très peu de départements français confient des enfants à des personnes célibataires donc si vous vous lancez dans cette démarche, en tant que célibataire, il faudra vous diriger vers une adoption internationale.

Un point positif néanmoins dans votre présentation, c'est que vous semblez préférer adopter un enfant plutôt grand.

Donc, au final, rien ne vous empêche de lancer la procédure et vous verrez comment votre mode de vie est perçu par les travailleurs sociaux.

Bonne chance à vous
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Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar Patricia01 » Lun 13 Mar 2017 19:00

Le fait que certains départements ont un très faible taux de refus a parfois une autre explication : ils parviennent à présenter la situation de façon suffisamment réaliste (voire pessimiste) pour que ceux dont les projets sont trop irréalistes stoppent la procédure avant de commencer ; et/ou les postulants, d'eux-mêmes, quand ils voient que leur projet ne colle pas, demandent un délai pour murir leur projet, stabiliser leur situation...

Sinon, concernant la situation de Nath et Seb: mariez-vous ! Pour être parents juridiquement tous les deux, il le faut. Et vous aurez infiniment plus de chance en tant que couple marié.
Je connais un couple (marié, 3 enfants biologiques, qui vivent chez leur mère) qui fonctionne comme vous, ayant deux appartements et se voyant le WE et à mi-semaine, par choix. Ils vivent cependant dans la même ville, ce qui donne plus de souplesse concernant l'organisation pratique du quotidien (quand l'un n'est pas dispo pour récupérer les enfants, l'autre le fait). Dans votre cas, vous serez matériellement, d'un point de vue organisationnel, dans la même situation qu'une mère célibataire. Et ça, ça peut être un frein : le quotidien avec un enfant (éventuellement grand, malade, ou avec un handicap) n'est pas toujours simple, et parfois on n'est pas trop de deux ! Il va donc falloir justifier que matériellement, vous allez trouver le temps de tout gérer.

Et effectivement, attendez-vous à ce que le/la psychologue vous questionne beaucoup sur ce choix de mode de vie, pas en tant que tel, mais en tant que signe d'une fragilité de votre couple ou de l'un de vous : il va falloir bien expliquer la raison de votre choix. Les qualités premières qu'ils recherchent sont la souplesse et la capacité d'adaptation, ils observent la façon dont on fait face aux imprévus, aux coups durs, la façon dont on construit notre "cocon" familial.
Il faut avoir en tête que l'arrivée d'un enfant bouleverse n'importe quel couple, qu'un enfant adopté est souvent plus difficile à gérer (car a un comportement non standard), et qu'ils ont le chic pour réveiller les fragilités ou blessures enfouies.

Bonne réflexion !
Patricia, maman de deux petites filles chocolat et miel (Ethiopie/Vietnam) de 10 et 7 ans
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Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar NATH ET SEB » Lun 13 Mar 2017 20:25

Bonsoir,

Tout d'abord, nous tenons à vous remercier toutes les 3, Delphine,Chrischris, et Patricia01, d'avoir pris du temps pour nous répondre.

Si comme projet ouvert, nous présentons le fait que nous avons 42, et 45 ans, et que vu la longueur du processus d'adoption , nous ne voulons pas être des parents trop "agés" pour cet enfant. Vous en pensée quoi ? J'en profite pour vous demandez si il y a une limite d'age pour adopter, en l’occurrence pour moi, Nath, qui ai 45 ans.

L'agrément accepté, dans quel délais, nous pouvons espérez adopter ?

Pour l'age de l'enfant, nous aimerions un enfant de 5 ans, et peu importe ses origines.

Nous habitons dans l'Indre (36).

Quelles lectures vous pouvez nous conseiller pour se préparer aux entretiens des enquêtes psychologiques et sociales ?

Nous ne voulons pas nous mariés, mais le PACS est envisageable. Pensez-vous que ce statut familiale à la même valeur que le mariage ?

Si j'adopte l'enfant en tant que célibataire, mon compagnon a lu que je devrais désigner un tuteur légal. Je veux le désigner . Aura t'il les mêmes droits que moi, car j'avoue que si j'adopte l'enfant seule, cela m’embête beaucoup que mon compagnon n'est pas de lien juridique avec l'enfant.

Est-il possible de faire un papier (devant notaire par exemple), si il m'arrivait quelque chose pour que mon compagnon est le droit de continuer à élever notre enfant en toute légitimé, et l'égalité ?

Merci encore de vous intéresser à notre histoire !!!

Bonne soirée, et à bientôt.
NATH ET SEB
 

Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar Delphine » Lun 13 Mar 2017 22:52

NATH ET SEB a écrit:Si comme projet ouvert, nous présentons le fait que nous avons 42, et 45 ans, et que vu la longueur du processus d'adoption , nous ne voulons pas être des parents trop "agés" pour cet enfant. Vous en pensée quoi ? J'en profite pour vous demandez si il y a une limite d'age pour adopter, en l’occurrence pour moi, Nath, qui ai 45 ans.

L'agrément accepté, dans quel délais, nous pouvons espérez adopter ?

Pour l'age de l'enfant, nous aimerions un enfant de 5 ans, et peu importe ses origines.

Il n'y a pas de limite d'âge officielle pour adopter... mais par exemple, si vous étiez un couple marié désirant adopter un bébé pupille de l'Etat, vous seriez clairement trop âgés. En revanche, avec un projet ouvert, ça pourrait coller.
Pour te donner une idée, j'ai croisé sur des forums des femmes célibataires de plus de 45 ans qui ont adopté, mais uniquement des enfants franchement grands (8-12 ans) en Amérique du Sud, ou des petits-grands porteurs de particularités médicales, notamment des enfants vietnamiens de 4-5 ans séropositifs, et des enfants chinois de la même tranche d'âge présentant des malformations congénitales (fente labio-palatine, malformation d'une main). Je pense que la Bulgarie serait une piste intéressante aussi. Quoiqu'il en soit, il est trop tôt pour parler de pistes concrètes : le temps que tu passes l'agrément, le paysage de l'adoption internationale aura probablement évolué (et sans doute pas dans le bon sens...).
Pour être franche, avec un projet pour un enfant de moins de 6-7 ans, si vous n'êtes pas clairement ouverts sur les particularités de santé, ça risque d'être très difficile d'aboutir après l'obtention de l'agrément. Après, c'est aussi une question de chance, de débrouillardise et de ténacité... Et il ne faut surtout pas s'ouvrir trop, juste pour avoir une chance d'aboutir. Car si au fond de vous, vous ne le "sentez pas" d'accueillir et d'aimer pleinement un enfant déjà grand ou présentant une différence/maladie, l'adoption risque de courir à la catastrophe. Il faut fixer vos propres limites... mais lors de votre réflexion, prenez en compte la réalité de l'adoption internationale aujourd'hui...

NATH ET SEB a écrit:Quelles lectures vous pouvez nous conseiller pour se préparer aux entretiens des enquêtes psychologiques et sociales ?

En voici deux qui me paraissent indispensables, pour commencer :
- Johanne Lemieux : la Normalité Adoptive
- Cécile Delannoy : Au risque de l'Adoption

NATH ET SEB a écrit:Nous ne voulons pas nous mariés, mais le PACS est envisageable. Pensez-vous que ce statut familiale à la même valeur que le mariage ?

Non, le PACS n'a aucune valeur pour une démarche d'adoption. Au contraire, il vous mettra des bâtons dans les roues, car celui qui fera la démarche sera officiellement "célibataire vivant en concubinage", ce qui est pire qu'un(e) réel(le) célibataire aux yeux de plusieurs pays d'origine, dans lesquels la vie en concubinage est très mal perçue...


Concernant l'autorité parentale partagée en dehors du mariage, je n'en ai aucune idée.
J'ai toujours entendu que, pour les couples de femmes dont l'une avait eu un enfant biologique, l'autre ne pouvait avoir aucun droit sur l'enfant... et que le mariage pour tous leur permettait enfin de partager l'autorité parentale...


Question en marge de l'adoption, mais qui pourrait peut-être vous correspondre, je ne sais pas... avez-vous pensé au parrainage de proximité ?
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Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar NATH ET SEB » Mar 14 Mar 2017 21:52

Bonsoir Delphine,

Quand tu dis "projet ouvert". C'est d’accueillir un enfant plus âgé que 5 ans, ou avec un handicap ?

Nous savons que l'adoption d'un enfant peut être très dur, du au passé de l'enfant, alors en plus avec un handicap. Franchement, je ne sais pas si cela est de l’égoïste, mais nous ne sommes pas capable d’accueillir un enfant avec un handicap.

Qu'est ce que tu appelles le "parrainage de proximité" ?

Hier, nous avons pris contacte avec une association locale par téléphone. Elle nous a clairement dit que vu notre situation, il n'y avait que l'adoption international. Et en plus des 9 mois pour l'agrément, la durée moyenne d'attente est de 5 ans.

Mais, qui n'essaye rien n'a rien. La demande d’agrément part demain. Je l’envoie au Président du Conseil Général de l'Indre, suite au conseil de l'association. J'ai fait la demande, en tant que "célibataire", comme vous nous l'avez conseillé.

Voilà ou nous en sommes...

Une question personnelle : tu as adopté ?

Séb se joins à moi pour te remercier pour le temps que tu peut passer pour nous aider.

Bonne soirée, et à bientôt.
NATH ET SEB
 

Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar Delphine » Mer 15 Mar 2017 01:11

Sur mes 4 enfants, deux sont adoptées : la première en 2006 (en Ethiopie) et la petite dernière en novembre 2015 (en Chine). En fait c'est détaillé sur mon profil ;)

Nos deux projets d'adoption étaient orientés vers des enfants jeunes pouvant présenter des particularités de santé.
Pour notre premier agrément, nous avions délimité notre ouverture aux malformations "réversibles" : fente labio-palatine, cardiopathie, pieds bots...
Et pour notre deuxième agrément, nous étions ouverts à d'autres malformations (un enfant né avec un bras en moins, par exemple, aurait totalement correspondu à notre projet), à certaines maladies chroniques qui permettent une vie "normale" (VIH, hépatites) et aux handicaps sensoriels appareillables. Notre limite était la possibilité d'une scolarité normale et l'autonomie à l'âge adulte.

Je vous détaille tout ceci pour vous faire prendre conscience que s'ouvrir à des "particularités de santé" ne correspond pas forcément à un enfant "handicapé".
Je ne me suis jamais projetée maman d'un enfant handicapé. Maman d'un enfant qui présenterait une différence, oui, mais d'un enfant tout à fait autonome. Sachant que la question de l'autonomie, chez les adoptés qui deviennent jeunes adultes, est parfois trèèèès complexe... :roll:
C'est à chaque postulant de définir ses propres limites, de dessiner son propre "enfant rêvé". Pour nous, il était évident, dès notre première démarche, de nous orienter vers un enfant plus difficilement adoptable, et comme j'avais côtoyé plusieurs enfants présentant une fente labio-palatine, je me projetais très bien avec un enfant qui aurait ce type de malformation congénitale. Mais pour la plupart des candidats, c'est d'abord l'image d'un enfant "parfait" qui s'impose à eux, avant de pouvoir s'assouplir sur le sujet... Ça peut être un long cheminement...


Le parrainage de proximité, c'est l'accueil d'un enfant qui habite près de chez vous (même département ou région), pour certains weekends, certaines vacances, à votre rythme. Ça peut être un enfant qui vit chez ses parents et ceux-ci cherchent un relais pour apporter d'autres choses à leur enfant, et ça peut être parfois un enfant qui vit en foyer... Dans certains départements, c'est l'Aide Sociale à l'Enfance qui gère les parrainages de proximité, en parallèle des adoptions ; mais dans la majorité des départements ce sont des associations.
Mais c'est très différent d'une adoption : cet enfant ne sera pas "le vôtre" (je ne veux bien évidemment pas dire qu'un enfant appartienne à qui que ce soit, hein ! ;) )
Personnellement c'est un projet qui me titille, pour plus tard... il faut dire que dans notre département (Nord), la demande est forte...
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Re: Adopter en ne vivant pas ensemble

Message non lupar Patricia01 » Mer 15 Mar 2017 22:22

Moi, je conseillerais de ne pas mélanger parrainage et adoption. pas tout de suite en tout cas. L'adoption doit venir d'un profond désir d'enfant, d'une volonté d'être parent. Le parrainage correspond à l'envie de créer un lien durable avec un enfant parfois en situation difficile, mais avec lequel on n'a pas de lien juridique, d'autorité parentale...

Par contre, votre histoire de tuteur me laisse dubitative. Dit comme ça, je crois bien que vous enlèverait l'autorité parentale. Cependant, il doit y avoir moyen de demander à un juge une sorte de délégation ou délégation-partage d'autorité parentale, je sais que ça existe même si c'est assez rare, c'était utilisé autrefois par les couples homos pacsés (les couples hétéro ayant la possibilité de se marier pour adopter ensuite l'enfant du conjoint, ils n'avaient pas besoin de cet artifice) . Par contre ça ne crée pas de lien de paternité, de lien juridique, ça permet juste au conjoint de participer officiellement aux décisions de la vie courante.

Après, c'est à vous de voir, mais si vous voulez être parent tous les deux, le mariage est la seule et unique possibilité.
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