Construire un projet d'adoption pour les enfants grands

 

2014 colloque efa couvConstruire un projet d’adoption pour les enfants grands: tel était le thème du colloque organisé à Paris le 3 février 2014, qui a réuni plus de 200 personnes, principalement des professionnels de l'enfance et des OAA

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Depuis quelques années, l’adoption des enfants grands est devenue une préoccupation majeure et soulève de nombreuses questions sur les pratiques mais aussi les projets de vie envisageables pour ces enfants.

Qui sont les enfants concernés ? Quels sont leurs besoins ? Attendent-ils des parents ? Quels sont les écueils et les facteurs de réussite de l’adoption d’un enfant grand ? Quels éléments observer et prendre en compte pour élaborer chaque projet de vie ?

Nécessaires à la préparation de l'apparentement, les réponses à ces questions seront-elles pour autant suffisantes ? Créer les conditions d'une continuité de l'histoire pour l'enfant, l'aider à y trouver un sens est aussi un enjeu qui nécessite de travailler la question du lien : rupture ou maintien des liens initiaux, création du lien adoptif. Comment accompagner les enfants vers cette nouvelle vie ? Comment préparer parents et enfants, comment les accompagner après l'adoption ?

De nombreux professionnels, français et étrangers, nous ont fait part de leur expérience et ont proposé des pistes de réflexion pour améliorer la construction de projets de vie adaptés aux besoins des enfants grands.

Le colloque a été ouvert par Nathalie Parent, présidente d’Enfance & Familles d’Adoption. Il s’est déroulé en présence de Marie Derain, défenseure des enfants auprès du défenseur des droits, qui est intervenue en début d’après-midi, et il a été clôturé par Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille.


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Les intervenants (retrouvez le programme)

> Sylvie BLAISON, responsable du service Adoption, Conseil général du Val-d’Oise

> Marie Laure BOUET–SIMON, psychologue et responsable technique de l’Organisation

régionale de concertation sur l’Adoption en Normandie (ORCAN)

> Brigitte BRIANT, animatrice de la commission Adoption de l’OAA Les Amis des enfants

du monde (AEM)

> Sandrine DEKENS, psychologue, coordinatrice du service Enfants en Recherche

de Famille (ERF)

> Agnès GARDON MOLLARD, responsable du domaine Enfance-adoption,

Conseil général de l'Ain

> Cécile JEANNIN, Service social international (SSI), Genève

> Stefania LORENZINI, chercheuse en pédagogie interculturelle

à l’Université de Bologne, Italie

> Jean MALLET, vice-président de l’OAA Les Amis des enfants du monde (AEM)

> Liliana MINGITA, psychologue clinicienne, coordinatrice de la commission Enfants

à besoins spécifiques, Agence française de l’adoption (AFA)

> Albane PINEAU, médecin, Agence française de l’Adoption (AFA)

> Catherine SELLENET, professeur d'université en Sciences de l’éducation, chercheur au

CREN, Université de Nantes

> Véronique WAUTERS, directrice de l’OAA La Croisée des chemins, Belgique

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Lire le discours d'ouverture de Nathalie Parent

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Saisis sur le fil: quelques extraits du discours de Dominique Bertinotti

La problématique des enfants grands est une problématique d’avenir.

Inadéquation des projets des parents par rapport aux enfants qui attendent.

Il est important qu’il y ait une véritable réflexion conduite pour ne pas engager de manière durable des familles dans des projets qu’elles ne pourront jamais concrétiser ; car ne correspondant pas à leurs attentes, et par la complexité des enfants adoptés grands.

Intégrer le poids de l’histoire de l’enfant.

S’interroger si on ne doit pas compléter, faire évoluer, l’agrément.

Plus il y a de procédures judiciaire, plus l’enfant devient grand et plus on alourdit son histoire de vie. Le temps de l’enfant n’est pas le temps de l’institution.

Tout enfant n’est pas forcément adoptable et l’importance d’un véritable bilan d’adoptabilité est un élément déterminant. Renforcer les droits des enfants dans les procédures…, il faut que l’enfant soit partie prenante de la procédure. Entendre la parole de l’enfant.

Etre plus déterminé dans le fait que l’enfant possède un livret de vie qui soit porteur de la globalité de l’histoire de l’enfant.

Réfléchir à ce que le CNAOP voie ses pouvoirs étendus pour être garant, afin d’assurer à chaque adopté qu’il y a un lieu où il pourra trouver les éléments qui font partie de son histoire constitutive. Les adoptés adultes font confiance à l’Etat pour être garant de leur histoire.

Il est fondamental de faire progresser une meilleure information auprès des familles adoptantes, mais savoir aussi aller au delà si on veut éviter les drames de l’adoption, par exemple lorsque la famille et l’enfant ne se sont jamais rencontrés.

La parole de l’enfant et son adoptabilité sont déterminantes.

John Dos Passos : la meilleure façon de rompre avec la dépendance du passé est de créer une dépendance de l’avenir.


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