Adopter par démarche individuelle
En 2014, moins de 31 % des adoptions à l’étranger se font faites par "démarche individuelle" (33,5 % en 2013).
Une démarche individuelle implique que les postulants entrent directement en contact avec les structures étrangères autorisées dans le domaine de l'adoption et prennent eux-mêmes en charge la procédure.


Dans cette page :

 

Adopter par démarche individuelle


Que l'adoption se fasse par l'intermédiaire d'un OAA, par le biais de l'AFA ou par démarche individuelle, l’agrément est obligatoire.

Les postulants qui s'orientent vers une adoption par démarche individuelle transmettent eux-mêmes leur demande d'adoption aux interlocuteurs autorisés pour l'adoption (ministères, orphelinats, tribunaux, services sociaux…) dans le pays de leur choix. La MAI communique, pays par pays, les coordonnées de ces interlocuteurs sur les fiches "pays" disponibles sur son site ou sur simple demande à leurs services.

L'adoption par démarche individuelle nécessite de bien connaître la législation du pays vers lequel on se dirige, et de s’assurer de l’adoptabilité de l’enfant proposé. En particulier, les postulants doivent savoir que certaines législations imposent le recours aux services d'un avocat ou d'un auxiliaire de justice. Lorsqu'un tel recours est facultatif, cette aide peut s'avérer précieuse et faciliter le déroulement et le suivi de la procédure locale d'adoption. Toutefois, sauf à avoir été spécialement mandatés à cet effet par les autorités compétentes, il n'entre pas dans les attributions professionnelles des avocats ou des auxiliaires de justice de rechercher, pour le compte de leurs clients, des enfants et de les proposer à l'adoption. De telles pratiques sont interdites par la plupart des législations étrangères. De même, dans certains pays, il n'est pas rare de rencontrer des particuliers (médecins, personnels médicaux, traducteurs…) qui proposent leurs services aux candidats à l'adoption pour rencontrer un enfant. Leur activité ne faisant l'objet d'aucun contrôle, il est déconseillé de recourir à leurs services afin d'éviter une quelconque implication dans d'éventuels trafics d'enfants.

Les postulants procédant par démarche individuelle doivent donc s’informer de façon très précise auprès des personnes compétentes ( associations départementales d'EFA, MAI, consulats, ambassades) et s’entourer de toutes les garanties concernant les personnes qu’ils contactent (interprètes, avocats, "intermédiaires").

De plus, la législation et les mesures des états d’origine étant sujettes à de brusques changements, il est indispensable, avant de s’engager dans une procédure individuelle, de vérifier auprès du SAI l’actualité en la matière.

 

Vaut-il mieux adopter par l'intermédiaire d'un OAA, par l'AFA ou par démarche individuelle ?


Il n'y a pas de meilleure façon d’adopter ni de solution "plus rapide".

Votre choix se fera en fonction de questions que vous allez vous poser :
– Correspondez-vous au profil souhaité par les pays vers lesquels vous souhaitez vous tourner (âge, situation maritale, parfois également, religion, niveau de vie…) ?
– Correspondez-vous au profil souhaité par les OAA (organismes autorisés pour l'adoption), même s'ils n'ont pas le droit de sélectionner les candidatures selon des critères qui leur sont propres (candidats jeunes, en couple, mariés et sans enfant…) ?
– Habitez-vous un département dans lequel un ou des OAA sont habilités ?
– Le pays vers lequel vous vous tournez ne confie-t-il des enfants que par l'intermédiaire d’un OAA ?
– Vous sentez-vous prêts à prendre en charge des démarches, voire un voyage à l’étranger, dans un pays que vous ne connaissez peut-être pas du tout ?
– Tenez-vous à tout gérer dans votre démarche d’adoption ou, au contraire, préférez-vous vous en remettre à des tiers ?

En revanche, certains critères semblent plus faire appel à des idées reçues qu'à la réalité :
– un critère financier : l’adoption par un OAA et l’adoption par démarche individuelle occasionnent sensiblement les mêmes coûts.
– un critère éthique : on a longtemps dit que les démarches individuelles ouvrent la porte à plus de dérives et de trafics d’enfants, mais les OAA ne sont pas à l’abri des dérives.

De toute façon, les démarches pour adopter sont longues et complexes, parfois éprouvantes, quelle que soit la procédure choisie.