Adopter en Russie
Europe

Le nombre d’adoptions en Russie suit la tendance générale de l’adoption internationale en France, avec une baisse régulière par rapport aux années précédentes : avec 121 adoptions en 2014, la Russie était le deuxième pays d'origine.
Les milieux politiques russes se montrent très sensibles aux conditions d'accueil et au suivi des enfants adoptés à l'étranger et ont déjà finalisé des accords bilatéraux avec un certain nombre de pays d'accueil dont la France (traité entré en vigueur fin 2013). Ils ont également interdit l'adoption par des couples homosexuels et refusent les candidatures de célibataires vivant dans les pays autorisant le mariage des couples homosexuels. La Russie n'autorise désormais l'adoption que par l'AFA ou par OAA.


Dans cette page :

Qui sont les enfants ?
Les procédures

 

Février 2014 : Un décret russe interdit l'adoption par les célibataires des pays autorisant le mariage des couples homosexuels.

Janvier 2014 : Publication du traité franco-russe au Journal officiel (18 janvier 2014), entré en vigueur le 27 décembre 2013.

Voir le décret et le texte du traité

Formations obligatoires: A partir du 1er septembre 2012,  les personnes désireuses d’adopter en Russie doivent avoir suivi une formation de 80 h et demi. Cette obligation s’applique aux familles étrangères qui déposeront une demande d’adoption auprès d’un tribunal russe à compter du 1er septembre 2012. Pour toute question sur ces formations, les familles sont invitées à se rapprocher de leur association départementale EFA.



Qui sont les enfants ?

Qui sont les enfants ?

Les enfants originaires de Russie adoptés en 2014 se répartissent comme suit : 18 avaient moins de 2 ans, 70 avaient 2 à 5 ans, 33 avaient 5 ans ou plus. 98 enfants étaient porteurs de pathologie.

En 2014, deux fois de garçons que de filles ont été adoptés par des familles françaises. Il s’agit essentiellement d’enfants ayant fait l’objet d’un retrait d’autorité parentale (80 % d’entre eux).

Une attention particulière est à porter à l’état de santé de l’enfant :

  • Les dossiers médicaux rédigés dans les pays de l’ex Union soviétique ont des terminologies particulières. Ils ne sont pas toujours très fiables. On suppose que les juges seront ainsi plus disposés à laisser partir les enfants dont le dossier médical est spécialement lourd. Il est donc recommandé de se rapprocher d’un pédiatre travaillant dans une Consultation d’orientation et de conseil en adoption (COCA), qui saura décrypter les termes utilisés.
  • Il convient également d’être vigilant sur divers paramètres (non exhaustifs): le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) dont la prévalence est beaucoup plus élevée en Russie que dans tous les autres pays, la prématurité, ou encore le nanisme psycho-social, à rapprocher des carences liées aux placements prolongés en institution. Le docteur Chicoine, pédiatre canadien, estime qu’il faut compter un mois de retard pour trois mois vécus en institution.

 


Les procédures

La Russie n'autorise désormais que deux types de démarches :

  • par un organisme autorisé pour l'adoption (OAA) : voir la fiche Russie de la Mission de l'adoption internationale (MAI).
    Les OAA confient des enfants relativement plus "grands" (4-5 ans) ;
  • par l’AFA, accréditée par le pays dans un certain nombre de régions. 17 adoptions sur les 121 réalisées en 2014 l’ont été via l’AFA.


Deux spécificités des procédures en Russie qui nécessitent une bonne définition du projet au préalable et une préparation psychologique :

  • La présentation de plusieurs enfants, ce qui impose d’être préparé et de se sentir capable de faire un « choix ».
  • La recherche de la famille d’origine et/ou la recherche d’une adoption nationale est possible jusqu’au prononcé de l’adoption, ce qui signifie que certains apparentements ne pourront aboutir à une adoption, même après la présentation de l'enfant; familles et enfants peuvent en rester meurtris.


Enfin, deux à trois voyages sont nécessaires, ce qui a un impact important en terme de coût total du projet d’adoption.


N'hésitez pas à contacter votre association départementale EFA.

 

Le nombre d’adoptions en Russie suit la tendance générale de l’adoption internationale en France : 286 en 2011, en baisse de 13% par rapport à 2010, et de près de 50% par rapport à 2004.
Les milieux politiques russes se montrent très sensibles aux conditions d'accueil et au suivi des enfants adoptés à l'étranger et ont déjà finalisé des accords bilatéraux avec un certain nombre de pays d'accueil dont la France (accord signé en 2011, qui doit être ratifié par les parlements russe et français fin 2012 ou courant 2013).

Mise à jour le Samedi, 18 Avril 2015 13:52