Adopter à l'étranger
En 2016, 956 visas long séjour adoption (VLSA) ont été délivrés pour des enfants adoptés par des familles vivant en France, ou placés dans des familles en vue d’adoption (contre 1569 enfants en 2012, 1343 en 2013, 1069 en 2014 et 815 en 2015). Cette hausse apparente légère par rapport à 2015 (815 VLSA) s'explique par l'arrivée d'enfants qui étaient restés en attente en République démocratique du Congo (RDC). 

Dans cette page :


Rappel : quels que soient le type de procédure et le pays choisis, il est indispensable d’avoir obtenu l’agrément en vue d’adoption.

La situation de l’adoption internationale



Si l’adoption internationale s’est considérablement développée dans le monde depuis les années 1990, elle est depuis quelques années en net recul et ne concerne plus qu'un nombre limité d'enfants. Lire l'article de François Mignard (INED, n° 519, fév. 2015), "L'adoption internationale dans le monde: les raisons du déclin", disponible en ligne.

L’adoption internationale obéit à des règles strictes – respect de la législation du pays d’origine et du pays d’accueil – qui en garantissent la légalité et la transparence : c’est un vrai progrès, même si, quelquefois, des abus existent encore.

Avant d’entreprendre des démarches d’adoption à l’étranger, les postulants doivent s’informer de la réalité de la situation dans le pays concerné, réalité parfois bien différente de ce que nous présentent les médias :
– les millions d’enfants qui vivent dans les rues du Brésil ne sont pas plus adoptables que ceux qui hantent les trottoirs de Manille ou les montagnes d’ordures de Mexico : la plupart ont des parents ;
– parmi ceux qui sont adoptables, beaucoup trouveront une famille dans leur propre pays ;
– les enfants adoptés à l’étranger ne sont pas systématiquement plus jeunes que les enfants adoptés en France, au contraire, et tout dépend des pays (la plupart confient prioritairement les bébés aux adoptants locaux) ;
– l’adoption internationale n’est pas toujours plus rapide que l’adoption en France.

 

Comment procède-t-on pour adopter à l'étranger ?



Pour adopter un enfant, trois types de démarches sont possibles :
• la démarche par l'AFA  (Agence française de l’adoption): les candidats à l’adoption peuvent constituer un dossier qu’ils déposent auprès de l’AFA s'ils se tournent vers un pays signataire de la convention de La Haye ou vers un pays qui a signé une convention bilatérale avec l'AFA ;
• l’adoption par un OAA ( organismes autorisés pour l'adoption et liste des OAA) : ceux-ci se chargent de la procédure (attention, les OAA ne peuvent pas répondre à toutes les demandes) ;
• l’adoption par démarche individuelle : si des candidats à l'adoption souhaitent adopter dans un pays non signataire de la convention de La Haye autorisant une démarche qui n'oblige pas à passer par l'AFA ou un OAA, ils entrent directement en contact avec les autorités compétentes dans le pays, ou avec un orphelinat du pays, ou avec une personne autorisée (avocat, par exemple). Il convient d'en informer la MAI (Mission de l'adoption internationale) dès le début des démarches. Il y a de moins en moins de pays qui acceptent ce type de procédure.

Pour vous renseigner sur les critères légaux des pays d'origine et sur les enfants en attente d'une famille dans les divers pays, contactez votre association départementale EFA et, bien sûr, l'AFA et/ou la Mission de l’adoption internationale (MAI)

L’adoption internationale suppose de bien se tenir informé, de manière suivie, de la situation dans le ou les pays vers lesquels on se tourne: les législations évoluent ; un pays ouvert aujourd’hui peut se fermer demain et inversement.

Pour en savoir plus : consultez régulièrement notre rubrique actualité (grâce à son réseau très étendu, EFA assure une veille et met régulièrement ses informations à jour), ainsi que le site de l'AFA et de la MAI. Rapprochez-vous de votre association départementale d'Enfance & Familles d'Adoption, qui saura vous écouter et vous accompagner pendant l'élaboration de votre projet et votre attente.


 

Comment choisir le pays vers lequel se tourner ?

 

Le premier critère à prendre en compte est votre envie personnelle, aussi irrationnelle soit-elle : vous avez vécu en Éthiopie et en gardez un souvenir ému ? Vous rêvez de la Chine depuis que vous êtes enfant ? Vous avez déjà des cousins originaires du Brésil ?

Une autre démarche consiste à participer aux rencontres organisées par l’association EFA de votre département, afin de rencontrer parents et enfants, et ainsi mieux vous représenter l’enfant que vous pourrez accueillir.

Ensuite, vous devez tenir compte des réalités très concrètes et ne pas rester seulement dans le rêve :
– le pays vers lequel vous vous tournez propose-t-il des enfants qui correspondent à votre projet en terme de sexe, d’âge, d’état de santé, d’apparence physique ? (voir Quel enfant adopter ?)
– l’adoption dans ce pays est-elle soumise à des conditions (de nombreux pays émettent des réserves sur les célibataires, les couples de même sexe, les personnes jeunes ou, au contraire, moins jeunes, les revenus des familles, la présence d’enfants au foyer, la religion des adoptants…) : pour cela, consulter les critères de chaque pays sur le site de l’AFA pour les pays signataires de la convention de La Haye ou pour un pays qui a signé une convention bilatérale avec la France, ou sur le site de la MAI, et se renseigner auprès de votre EFA départementale
– pensez également à regarder les critères de faisabilité du projet pour vous (coût de l’adoption dans le pays, durée de séjour sur place…).

Pour en savoir plus :
– contactez votre EFA départementale : elle pourra notamment vous mettre en relation avec des familles ayant récemment adopté dans le pays vers lequel vous pensez vous orienter ;
– consultez dans le détail les fiches de l'AFA (Agence française de l'adoption) et de la MAI pour trouver le ou les pays correspondant le mieux à votre projet ;
– interrogez les APPO (associations de parents par pays d'origine) ;
– demandez conseil auprès de l’ASE ;
– entrez en contact avec les consulats de France dans les pays qui vous intéressent ;
– cherchez des informations par pays dans ce site ;
– lisez notre rubrique sur l'actualité internationale.


Puis-je entreprendre des démarches dans plusieurs pays ?



L'agrément ne limite pas votre projet à un seul pays (en revanche, l'enquête sociale peut apporter des précisions). Vous pouvez donc tout à fait mener de front plusieurs démarches : c'est même recommandé, de façon à éviter de mauvaises surprises, comme la fermeture du pays dans lequel vous avez entrepris vos démarches.

Pensez néanmoins à prévenir dès que vos démarches aboutiront, de manière à ne pas mobiliser inutilement un orphelinat ou des personnes que vous sollicitez, et surtout à ne pas susciter de faux espoirs chez un enfant à qui l'on annoncerait un apparentement qui ne se ferait finalement pas (il risquerait même, pendant ce temps, de perdre l'opportunité de trouver une famille).

 

Puis-je entreprendre des démarches à l'étranger et en France ?



L'agrément ne limite pas votre projet à une adoption en France ou à l'étranger (en revanche, l'enquête sociale peut apporter des précisions). Vous pouvez donc tout à fait mener de front les deux démarches.

Pensez néanmoins à prévenir dès que vos démarches aboutiront, de manière à ne pas mobiliser inutilement le Conseil de famille ou l'orphelinat à l'étranger et surtout à ne pas susciter de faux espoirs chez un enfant à qui l'on annoncerait un apparentement qui ne se ferait finalement pas.


Combien d'enfants sont adoptés par des Français à l'international ?


Les données chiffrées sont les suivantes :

2016: 956 enfants

2015 : 815 enfants
2014 : 1069 enfants
2013 : 1343 enfants
2012 : 1569 enfants
2011 : 1995 enfants
2010 : 3504 enfants
2009 : 3017 enfants
2008 : 3271 enfants
2007 : 3162 enfants
2006 : 3977 enfants
2005 : 4136 enfants
2004 : 4079 enfants
2003 : 3995 enfants
2002 : 3551 enfants
2001 : 3094 enfants
2000 : 2971 enfants 

Voir aussi les commentaires sur les chiffres 2014 ci-dessous.


Statistiques de l'adoption internationale 2016 : une hausse en trompe-l'oeil

 

En 2016, 956 visas long séjour adoption (VLSA) ont été délivrés (contre 815 en 2015 et 1069 en 2014). La mission de l’adoption internationale relève que « cette hausse apparente de 17 % résulte de la levée de la suspension des adoptions en République démoecratique du Congo (RDC) », où des enfants étaient restés bloqués. Hors RDC (231 arrivées d’enfants), le premier pays d'origine est Haïti (82), suivi du Vietnam (74) et la Colombie (62). Retrouvez le rapport 2016 de la MAI.