21 septembre 2009 : EFA soutient la fonction de défenseur des enfants
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L’institution « Défenseur des enfants » est appelée à disparaître dans le cadre de la création d’une nouvelle autorité « Défenseur des droits », dont les missions incluront celles du Défenseur des enfants, du Médiateur de la République et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Cette nouvelle instance aura une capacité d’intervenir en justice, pourra consulter pour avis le Conseil d’Etat et devra faire des « rapports spéciaux » qui seront publiés au Journal officiel. Toutefois, le domaine de la protection de l'enfance est un domaine vaste, complexe et spécialisé ; sa visibilité s’en ressentira dans un service qui devra régler toutes les décisions contestées (hormis de justice) sur l'ensemble des droits des personnes résidant sur le sol français. La spécificité même de la fonction de défenseur des enfants, sa lisibilité, était rassurante pour les personnes, dont les enfants, qui faisaient appel à cette institution. De nombreux organismes et personnalités se sont émus de cette disparition.

La fédération EFA a pris la décision de signer la pétition mise en ligne sur le site du défenseur des enfants et a invité les associations départementales à la signer à leur tour.
http://defenseurdesenfants.fr/
pourundefenseurdesenfantsindependant.php

Depuis le 29 juin 2006, la Défenseure des Enfants est Dominique Versini, qui a occupé des fonctions de secrétaire d'Etat chargée de la lutte contre les exclusions et la précarité. Elle a succédé à Claire Brisset.

Le rapport 2004 de l'ancienne Défenseure des Enfants, Claire Brisset, consacrait un chapitre important à l'adoption. Outre la mise en lumière d'un certain nombre de dysfonctionnements dans les procédures d'agrément, le rapport rappelait également la part importante des démarches individuelles dans l'adoption en France et revenait entre autres sur la création de l'AFA. Enfin, il faisait un certain nombre de propositions parmi lesquelles : la mise en place de procédures d'agrément harmonisées entre les départements, la création de structures dédiées au suivi des enfants adoptés (notamment en matière de suivi de santé et psychologique).

En voici le texte :

Modifier qualitativement les procédures liées à l’adoption à l’occasion de la mise en place de la nouvelle Agence nationale de l’adoption.
Il est nécessaire d’harmoniser au niveau national les conditions dans lesquelles il est procédé à l’agrément des familles adoptantes. Cela suppose que les entretiens soient effectués par des personnels formés, spécialisés, éventuellement de façon coordonnée entre plusieurs départements lorsque les effectifs sont faibles, à partir d’une grille nationale qui ne laisse pas dériver les enquêteurs. Il est nécessaire d’accompagner les parents qui abandonnent leur enfant, en les respectant, ce qui ne peut qu’être bénéfique à ce dernier. Il serait souhaitable de réexaminer les conditions dans lesquelles il pourrait être fait davantage appel à l’adoption simple. Il est indispensable que les services consulaires français accompagnent davantage les démarches des candidats à l’adoption dans les pays d’origine. Enfin, il est devenu indispensable que, dans chaque région, soit mis en place un lieu d’appui et de consultation pour faire face aux difficultés médicales qui peuvent surgir dans la vie quotidienne de l’enfant adopté à l’étranger, aussi bien à son arrivée en France qu’au moment de l’adolescence.
Mise à jour le Mardi, 20 Octobre 2015 20:44