Juillet 2007 : listes d'attente à l'AFA
L’AFA annonce la possibilité pour les candidats à l’adoption de s’inscrire sur des listes d’attente et de déposer au maximum trois pré-dossiers dans trois pays différents (en tenant compte des critères de chacun des pays). Cette nouvelle procédure est annoncée comme devant intervenir après l’été.

La possibilité de déposer plusieurs pré-dossiers s’inscrit dans la clarification qu’avait demandée EFA – qui avait informé ses adhérents que la constitution de plusieurs dossiers auprès de l’AFA était possible (sauf pour la Chine) et pouvait se faire en parallèle avec l’inscription sur la liste de candidature pour l’adoption d’un pupille de l’Etat.

Il faudra veiller à ce que lorsque l'un des pré-dossiers déposés débouche sur la possibilité de constituer un dossier, cela n’empêche pas de se maintenir sur les listes d’attente pour les deux autres pré- dossiers.

L'invitation de l'AFA à ce que les candidats s'inscrivent massivement sur les listes ne signifie en aucun cas que le nombre d'enfants proposés à l'adoption va augmenter en conséquence ! Rien ne laisse présager une augmentation du nombre d'adoptions, puisque ce sont les pays d'origine qui ont la maîtrise sur les enfants qu'ils décident de proposer à l'adoption (nationale puis internationale), et sur les pays d'accueil auxquels ils souhaitent les confier.

Il est à espérer que la gestion lourde de ces listes d’attente multiples (rappelons qu’il y a 28 000 personnes titulaires d’un agrément en cours de validité) ne va pas encore ralentir le traitement des dossiers et des projets de mise en relation, retardant par là des apparentements possibles.

Lors de ses rencontres avec les responsables de l’adoption internationale, que ce soit à l’AFA ou à la MAI (futur secrétariat- général de l’Autorité centrale), EFA demande que le système fonctionne dans l’intérêt des enfants, que l’énergie soit déployée pour obtenir et relayer une meilleure connaissance des enfants : Quels enfants attendent (âge, santé, conditions d’attente, fratries, etc.) ? Dans quelles proportions ? Combien d’enfants les pays d’origine souhaitent-ils confier à la France ? EFA a également demandé que soient constituées séparément des listes de candidats à l’adoption ayant un projet pour accueillir un enfant dit à particularité, pour lesquels l’AFA, comme les OAA, est sollicité par les pays.

Ces informations permettraient aux candidats à l’adoption d’évaluer leur projet en fonction des réalités, et d’évaluer les chances de voir leur démarche aboutir (donc de s'adresser à des OAA, ou de s’inscrire sur d’éventuelles listes d’attente en connaissance de cause).

Face à un réel risque d’engorgement bien supérieur à ce que l’on a pu connaître jusqu’à présent, et qui a suscité tant de critiques, EFA s’inquiète pour les perspectives d’adoption par les personnes actuellement en cours de procédure d’agrément.